Publié le 26 avril 2024 Mis à jour le 3 mai 2024

Table ronde organisée par la Direction Générale Adjointe Solidarités de la ville d’Aubervilliers et l’Humathèque Condorcet dans le cadre du Mois des Fiertés d’Aubervilliers. Avec Sarah Daninthe, Louise Déjeans.

Date(s)

le 27 mai 2024

de 17h à 18h30
Type(s) d'évènements
Agenda_LES LGBTQI+PHOBIES DANS LE SPORT
Agenda_LES LGBTQI+PHOBIES DANS LE SPORT - © Emilien Buffard « Sport Friendly : le terrain de la diversité ! »

Les discriminations dans le sport comme ailleurs ne peuvent être ignorées. L’actualité montre que les comportements LGBTQI+phobes n’ont malheureusement pas disparu sur les terrains, dans les tribunes, dans les vestiaires, comme en dehors, avec même une banalisation de certains propos. À bien des niveaux, le sport semble être à la traîne malgré les avancées des droits fondamentaux des personnes LGBTQI+ constatées dans d’autres domaines de la vie, tels que le droit de la famille, le droit à l’emploi, le crime de haine... L’expérience des athlètes LGBTQI+ France et en Europe n’est pas automatiquement celle de l’égalité des chances sur le terrain de jeu, ou hors de celui-ci, et les questions de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre restent largement occultées dans le monde du sport, à l’exception de quelques cas médiatisés.

Cette table ronde réunira des intervenant.es du monde du sport et de la recherche.

Intervenant.es

Sarah Daninthe, médaillée de bronze aux Jeux olympiques de 2004, double championne du monde avec l’équipe de France d’épée féminine en 2005 et 2008 parlera de son expérience. Elle a réussi à devenir championne malgré le racisme, l’homophobie, la xénophobie et le sexisme qu’elle a subi.

Louise Déjeans, docteure en sociologie, chercheuse associée au Cerlis expliquera les recherches qu’elle a menées dans le cadre d’un contrat postdoctoral avec l’Injep. Portant sur le terrain du sport, son enquête a mobilisé les notions d’hétérosexisme et d’hétéronormativité, qui prennent distinctement en considération la dimension du genre, pour cerner les processus complexes de stigmatisation des personnes LGBTQI+.